Ce n’est pas une nouveauté : la qualité de l’air intérieur est mauvaise en l’absence d’une ventilation efficace. Hxperience vous explique comment choisir la ventilation de votre bâtiment pour offrir une meilleure qualité de l’air intérieur aux occupants.

 

Pourquoi ventiler vos bâtiments ?

Pour garantir la santé des occupants

Certains polluants de l’air sont naturellement présents dans le bâtiment tandis que d’autres sont favorisés par les activités humaines (cuisine, ménage…).

Quelle que soit leur origine, tous ces polluants se transforment en un cocktail particulièrement toxique pour les êtres humains.

Parmi les substances polluantes présentes à l’intérieur des bâtiments, on trouve :

– Les acariens, la poussière 

– Les champignons et moisissures causés par l’humidité

– Les composés organiques volatils et semi-volatils 

– Le radon, Le plomb, la fumée de cigarette, les bactéries ;

– Les particules fines, le dioxyde de carbone (CO2)…

Tous ces polluants doivent être évacués si les occupants veulent respirer un air sain. À défaut, ils sont exposés à divers maux. La pollution de l’air intérieure peut provoquer des maux de tête mais aussi des cancers, des problèmes respiratoires ou des intoxications.

 

Pour respecter la réglementation

En matière de ventilation, la réglementation a beaucoup évolué ces dernières années. Le Code du travail oblige les employeurs à : Mettre en place une ventilation dans chaque bâtiment ; maintenir un air suffisamment pur pour préserver la santé des travailleurs et éviter les élévations exagérées de température, les odeurs trop fortes et les condensations.

Il faut également garantir le respect de débits minimaux d’air neuf à introduire par occupant. Quelques exemples valant pour la ventilation mécanique : Bureaux et locaux sans travail physique : 25 m³/h ; locaux de restauration, de vente ou de réunion : 30 m³/h  et locaux et ateliers avec travail physique léger : 45 m³/h et autres locaux : 60 m³/h.

En cas de ventilation naturelle, les moyennes à respecter sont les suivantes : 15 m³/h pour les bureaux et locaux avec un travail physique léger ; 24 m³/h pour les autres locaux.

 

Pour limiter vos coûts énergétiques

Ventiler vos bâtiments vous permet de limiter vos consommations énergétiques.

Pourquoi ? Tout simplement car la ventilation évite de devoir ouvrir les fenêtres très régulièrement pour maintenir une bonne aération. En plus d’éviter de devoir y penser, un système de ventilation est nettement plus efficace qu’une ouverture manuelle des fenêtres.

 

Pour assainir le bâtiment

Une isolation importante des bâtiments doublée d’un manque de ventilation peut entraîner des dommages sur le bâtiment. Des espaces mal ventilés ont tendance à être plus humides et à développer des moisissures. Cet excès d’humidité peut causer des dégâts (par exemple, détérioration des peintures). Elle impacte aussi négativement le confort des usagers.

 

Comment ventiler ?

La ventilation naturelle

La ventilation naturelle fonctionne grâce à deux phénomènes très simples :

– La circulation naturelle de l’air : l’air chaud monte vers le haut du bâtiment créant une dépression qui amène de l’air froid et neuf en bas du bâtiment. L’air se renouvelle de cette manière ;

– Le vent : la force du vent passe par les ouvertures créées dans le bâtiment. Le passage du vent assure la circulation de l’air dans le bâtiment.

Concrètement, la ventilation naturelle se traduit tout simplement par toutes les ouvertures présentes dans un bâtiment. On pense aux portes, aux fenêtres, grilles d’aération… C’est une solution économique nécessitant peu de travaux et peu d’entretien. Elle s’avère également peu bruyante.

Mais la ventilation naturelle rencontre des limites. Elle reste assez limitée pour renouveler pleinement l’air dans le bâtiment. Il est même assez difficile de mesurer réellement ses effets. Elle dépend aussi beaucoup de la météo (vent et température). Bref, elle est très aléatoire !

L’autre gros problème de la ventilation naturelle est la hausse des dépenses énergétiques et notamment des dépenses de chauffage en raison du passage de l’air froid venu de l’extérieur. Elle est également source d’inconfort thermique au niveau des bouches d’aération. C’est donc un système de ventilation occasionnel. Sachez cependant qu’il est possible de rendre la ventilation naturelle un peu plus efficace en dotant le système d’une assistance mécanique. C’est ce qu’on appelle la ventilation naturelle hybride.

 

 

La ventilation mécanique contrôlée simple flux

La VMC simple flux comporte :

– Des bouches d’extraction pour évacuer l’air vicié dans les pièces de services (w.c., cuisine, salle de bains) ;

– Des entrées d’air ou des bouches de soufflage situées dans les pièces principales pour faire entrer l’air neuf ;

– Un extracteur pour permettre l’aspiration de l’air neuf et le rejet de l’air vicié.

On trouve :

– Des VMC simple flux autoréglable qui est le format classique de la VMC : elle diffuse des volumes d’air constants ;

– Des VMC simple flux hygroréglable qui permet de régler le débit d’air en fonction du taux d’humidité dans l’air. Par rapport à une VMC classique, l’idée est de limiter les déperditions d’énergie.

Sachez que la VMC simple flux est actuellement le système de VMC le plus utilisé car il a le meilleur rapport prix/efficacité. Il est simple à installer et ne nécessite pas d’investissements trop importants.

En revanche, la VMC simple flux peut se montrer parfois un peu bruyante. Elle peut également être synonyme de perte d’énergie et donc d’augmentation des dépenses de chauffage (surtout en hiver).

 

Une solution alternative : la ventilation mécanique ponctuelle (VMP)

La VMP consiste en la pose d’extracteurs d’air ou d’aérateurs intermittents dans les pièces humides (cuisine, salle de bain). C’est une alternative intéressante à la VMC lors de travaux de rénovation de bâtiments anciens. Elle est moins efficace qu’une VMC mais elle est simple à installer et ne nécessite pas le passage de gaines.

 

La ventilation mécanique contrôlée double flux

À la différence de la VMC simple flux, cette VMC possède deux réseaux de gaines et deux ventilateurs. Un des systèmes extrait l’air vicié des pièces de service tandis que l’autre insuffle de l’air neuf dans les pièces principales. Ainsi, l’air propre et l’air vicié ne se mélangent pas.

Les avantages de la VMC double flux sont nombreux. Elle permet à l’air pollué de sortir du bâtiment et à l’air pur d’y rentrer en quantité égale. C’est un système performant qui permet un renouvellement de l’air optimal. Il filtre l’air neuf et fait entrer un air de meilleure qualité dans le logement (moins de poussières, de pollens). Elle ne dépend pas des conditions climatiques.

Elle peut aussi récupérer la chaleur de l’air évacué grâce à un échangeur thermique. C’est le grand avantage de la VMC double flux : la possibilité de faire des économies d’énergie. En revanche, la VMC double flux est plus compliquée à mettre en œuvre et nécessite l’intervention d’un professionnel. Une fois installée, elle demande également un entretien régulier. Son coût est plus important que les autres systèmes et la consommation électrique plus conséquente.

À noter : il existe aussi d’autres solutions moins fréquentes mais très performantes sur le plan énergétique. On peut notamment citer la VMC double flux thermodynamique qui est une VMC équipée d’une pompe à chaleur. Elle intègre ainsi un système de chauffage pour chauffer l’intérieur grâce aux calories récupérées dans l’air vicié.

Ventiler ses bâtiments est indispensable pour garantir un air sain. La bonne solution de ventilation pour vous dépend de votre bâtiment et de son usage. N’hésitez pas à contacter Hxperience si vous cherchez des solutions pour mieux gérer la qualité de votre air intérieur.