Dans l’IoT, il y a autant d’objets connectés que d’usages possibles… Hxperience s’est penchée sur l’Internet des Objets au service des collectivités : les cas d’application, les bénéfices, les enjeux, les contraintes et les critères de succès de déploiement de ces nouvelles technologies.

 

Selon le cabinet de recherche Gartner, d’ici 2020, 20 milliards d’objets connectés seront actifs. Depuis 2017, 8,5 milliards d’objets connectés ont été installés dans de nombreux secteurs : logistique, industrie, BTP, hôtellerie. Aujourd’hui les collectivités montrent un intérêt croissant pour les différents cas d’application de ces nouvelles technologies, que ce soit au niveau des infrastructure, des bâtiments ou des nouveaux services aux administrés. Hxperience, entreprise qui propose des services numériques innovants dédiés au bâtiment, revient sur ces différents cas d’application, leurs bénéfices, mais aussi les enjeux et les contraintes légales soulevés par l’utilisation de ces nouvelles technologies.

 

IoT et collectivités : de nombreux cas d’application

L’IoT, à travers des objets connectés et des applications métier, constitue un excellent moyen de se rapprocher et d’accompagner les habitants. Ainsi, à l’échelle des collectivités, l’Internet des Objets permettrait notamment :

  • D’orienter les plans de mobilité ;
  • D’adapter la voirie aux usagers en temps réel ;
  • De contribuer au partage de l’énergie au niveau du quartier ;
  • De répondre aux nombreux enjeux environnementaux tels que la qualité de l’air
  • D’améliorer le confort, la sécurité et la performance des infrastructures accueillant du public

 

Les bénéfices de l’IoT pour les collectivités

L’IoT permet d’optimiser la gestion de la ville. Télé-relevés en temps réel, maintenance prédictive, base de données qui permet de proposer de nouveaux services aux habitants… Ces nouvelles solutions Smart Building/Smart Cities apportent des ressources utiles aux élus pour maximiser le bien-être des usagers tout en optimisant leur budget. A titre d’exemple, elles permettent d’améliorer la supervision et l’exploitation des infrastructures (bâtiments, parking, éclairage etc..) à distance, ce qui se traduit par une diminution des interventions sur site inutiles et une baisse des consommations énergétiques.

 

Une législation et des règles de marchés publics qui doivent s’adapter à l’innovation

Les contrats passés entre le privé et le public sont complexes. En effet, les règles des marchés publics classiques nécessitent une expression claire du besoin en amont par le maître d’ouvrage. Or, l’expérimentation de nouvelles technologies ne rend pas toujours possible la mise en forme exacte du besoin. De plus, les procédures sont longues et les termes du contrat figés, ce qui n’est pas adapté à la mise en place de projets IoT. Différentes options s’ouvrent aux collectivités pour les achats publics : la contractualisation gré à gré (négociation en direct avec un prestataire), l’appel d’offres (réglementé par le droit des marchés publics, obligatoire pour un achat à partir de 25 000 euros HT), l’Union des Groupements d’Achats Publics (centrale d’achat public généraliste), ainsi que la procédure d’achat innovant récemment mise en place. La bonne utilisation de ces différentes options d’achats (parfois mal connues par les collectivités) peut permettre d’accélérer le choix du ou des partenaires technologiques et la mise en place de projets basés sur des solutions IoT.

 

Les critères de succès de réussite d’un projet IoT

Pour mener à bien un projet IoT au niveau des collectivités, il est essentiel d’identifier clairement les besoins et les objectifs. A cette étape de réflexion, il faut s’appuyer sur les équipes techniques, mais aussi les doléances des habitants. Il est également possible de regarder les comptes pour connaître les pôles de dépenses sur lesquels il est possible d’agir. Il faudra ensuite savoir quel type de technologie sera la plus adaptée pour répondre aux besoins. De même, l’anticipation de la maintenance doit être au cœur de la réflexion. Il faut aussi penser que les outils de mesures existants doivent bien s’intégrer aux nouvelles technologies. L’interopérabilité des équipements (capteurs, gateways etc..) doit être maximale. Vient ensuite la sécurité des systèmes et des données qui demeure un enjeu crucial. Ainsi, faire appel à des experts s’avère nécessaire pour mettre à bien ce projet.

 

Quelques exemples concrets de cas d’usage IoT pour les collectivités

Qualité de l’air intérieur

Dans le cadre de la loi portant engagement national pour l’environnement, le législateur rend obligatoire la surveillance régulière de la qualité de l’air intérieur dans les lieux accueillant des enfants à partir de janvier 2020. Grâce à des capteurs autonomes et communicants, il est possible de mesurer la concentration en CO2 (avec une fréquence de base d’une mesure toutes les dix minutes) qui peut être restituée sur une application présentant les données en temps réel, générant des alarmes et notifications (par mail ou SMS) en fonction des seuils définis. Ce monitoring couplé à l’évaluation des moyens d’aération des établissements permet de définir un plan d’action incluant la mise en place de bonnes pratiques pour agir quand il le faut sur le renouvellement de l’air.

 

Surveillance de la température des installations frigorifiques et de l’Eau Chaude Sanitaire

Les légionelles et la rupture de la chaîne du froid sont parmi les risques sanitaires les plus répandus. La réglementation sanitaire exige de nombreux contrôles quant aux risques de légionelles. Depuis l’arrêté du 1er février 2010, les établissements recevant du public (ERP) doivent mettre en place un suivi de leurs installations d’eau chaude sanitaire. Tous les acteurs du secteur alimentaire (fabrication, stockage, transport, distribution) doivent respecter les réglementations françaises et européennes concernant le respect de la chaîne du froid. Ainsi, ils sont tenus de respecter les températures prescrites par ces réglementations ou fixées sous leur responsabilité.

Des capteurs autonomes permettent de superviser à distance 24h/24 la température des installations frigorifiques et de production d’eau chaude sanitaire et d’informer au bon moment les personnes compétentes en cas de hausse (ou baisse) des températures.

 

Suivi et réduction des consommations énergétiques

L’article 175 de la loi ELAN (Evolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique) fixe des objectifs d’économies d’énergie finale à atteindre pour tous les bâtiments tertiaires par rapport à une année de référence (au plus loin 2010). Ces réductions sont de l’ordre de :

  • 40% d’ici 2030 ;
  • 50% d’ici 2040 ;
  • 60% d’ici 2050.

Le décret tertiaire précise les modalités de la mise en œuvre d’actions de réduction de la consommation d’énergie finale dans les bâtiments tertiaires existants et propose plusieurs leviers aux gestionnaires de bâtiments :

  • La performance énergétique du bâtiment ;
  • L’installation d’équipement performants et de dispositifs de contrôle et de gestion active ;
  • Les modalités d’exploitation du bâtiment et l’adaptation des locaux à un usage économique en énergie ;
  • Le comportement des occupants.

Les solutions IoT permettent de collecter, traiter et restituer les données de consommation. Grâce à l’analyse et à la comparaison de données, les gestionnaires peuvent ensuite mettre en place des plans d’action. Ils reçoivent également des notifications en cas de surconsommation ou de suspicion de coupure électrique par exemple.

Hxperience a développé les SMATI Packs, des solutions complètes et faciles à déployer pour l’exploitation et la maintenance des bâtiments et infrastructures publiques. Nous collaborons déjà avec plusieurs collectivités, telles que la ville de Lorient et la mairie de Saint Quentin, qui utilise SMATI pour le monitoring à distance de différentes températures (locaux, eau piscine, eau chaude sanitaire, eau froide), des chaudières ou la détection de monoxyde de carbone.

N’hésitez pas à nous contacter pour procéder à une étude conjointe de vos cas d’usage.